Partager l'article ! Conseil municipal du 16 janvier 2012. Débat d'orientations budgétaires 2012: Intervention de Jean-Luc Daubaire pour le groupe Rennes Mé ...
Intervention de Jean-Luc Daubaire pour le groupe Rennes Métropole Ecologie
Cette année encore notre débat d’orientations budgétaires s’inscrit dans un contexte national et international difficile et tendu d’un point de vue économique et politique.
Dans le rapport que vient de nous présenter notre collègue François André, nous notons, cette année encore, la poursuite du désengagement de l’Etat. Le gouvernement conduit
une politique qui comme le montrent tous les indicateurs n’a eu comme effet que l’accroissement, dans des proportions jamais vues, de l’écart entre les plus riches et les autres (cf. rapport Hirsh qui démontre que plus une minorité s’enrichit plus cela coûte cher au reste de la société)
une politique de mise à mort programmée des services publics qui se traduit par l’abandon des plus pauvres, par l’incapacité du monde privé à prendre le relais et donc pas une situation plus défaillante que jamais dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la recherche…
Comme le disait récemment un chef de service hospitalier (sur France Inter) : quand j’entre dans un hôpital belge aujourd’hui, j’ai honte de l’hôpital français.
L’injustice fiscale est érigée en principe quand on ristourne à l’une des plus grandes fortunes de France 60 millions d’euros, tout en considérant qu’une « remise d’impôt » pour isoler son logement est une « niche fiscale »…
Beaucoup de com’, de tape à l’œil… et puis le triste retour de la réalité :
suppression de la taxe professionnelle et mies en place d’une Contribution Economique Territoriale
suppression des panneaux annonçant les radars pour les remplacer par des lumineux coûtant beaucoup plus cher.
…
La créativité du président n’a pas de limites. Les déficits non plus :
900 milliards de déficit de la dette publique en 2002 ó 1500 milliards en 2011
Et les 3% du PIB de déficit public ont doublé en 2011
Bref vous l’aurez compris, nous sommes de ceux qui appelons de tous nos vœux en ce début d’année, le départ de cette majorité, qui a entraîné la France dans un tourbillon d’erreurs, de dettes et
de réformes inéquitables et incompréhensibles, lamentables à tel point qu’aujourd’hui le constat du reste du monde est sans appel : nous sommes en chute libre, sans pilote dans l’avion, et
le mot récession n’est plus banni des messages radios.
Récession imposée bien sûr au plus tôt aux collectivités territoriales puisqu’elles, elles savent faire. Elles peuvent, ces collectivités locales, justifier d’une gestion saine. Sans cesse
remises en cause par l’Etat, elles n’interviennent que pour 10% de l’endettement national. Pourtant de réduction des dotations en transfert d’activités, sans bien sûr y joindre les moyens qui
existaient, on a tout fait pour les asphyxier, pour leur faire porter la responsabilité des dépenses à supporter…
Alors dans un tel contexte, on ne peut que féliciter notre collègue François André de maintenir une situation financière saine, une épargne nette stabilisée et se satisfaire de voir que notre ville est l’une de celles qui a l’un des niveaux d’investissements les plus élevés en France.
Comme nous le disions lors de notre débat d’orientations budgétaires 2011, nous devons tout particulièrement être attentifs aux personnes en difficulté, aux ménages les plus modestes. Et pour cela, nous devons nous tenir prêts à redéfinir certains de nos arbitrages en fonction de l’évolution de la crise. Car ce ne sont pas les décisions de rigueur du gouvernement qui permettront à ces ménages de sortir la tête de l’eau, bien au contraire.
La période que nous traversons nous oblige à redéfinir nos priorités, à faire des choix responsables, solidaires et durables, ce qui peut impliquer de changer certaines de nos habitudes, certaines de nos façons de faire sans oublier nos engagements :
sur l’adaptation au changement climatique notamment dont l’urgence ne doit pas être occultée
sur la transition énergétique et l’abandon de toutes les énergies fossiles
sur la mutation industrielle et technologique et l’abandon des vieux systèmes du 20ème siècle
sur les questions humanitaires pour lesquelles nous attendons la concrétisation du passage du 1/1000 au 2/1000
…
La situation économique de notre pays et des nos collectivités nous demande des efforts mais surtout de la détermination afin de poursuivre ce pour quoi nous nous sommes engagés devant les citoyens.
Catherine Debroise est l'élue du quartier Poterie-Vern
"Il est très important de maintenir des coopérations avec les territoires palestiniens sur des projets très concrets. Le peuple palestinien y lit un message d'espoir alors que la situation sur place n'en laisse que très peu et si des pistes existent la résolution du conflit à court terme est peu probable.
Ces rencontres nous ont fait comprendre encore plus clairement les enjeux des négociations internationales à venir. Modestement et humblement, nous pensons que les collectivités locales ont un rôle à jouer dans la reconstruction de Gaza. Au-delà de l'aide d'urgence que nous allons affecter dans les semaines qui viennent, les Palestiniens sont très demandeurs d'une intensification des coopérations techniques entre nos collectivités... et à terme ils ne sont pas contre, si l’état palestinien existe, d'imaginer des ponts avec des communes israéliennes. Pour l'instant il est bien sûr trop tôt mais l'avenir..."
DE L'EAU PUBLIQUE !
Dès le 15 avril : spécial fin de contrat Veolia
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