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Conseil Municipal – 30/03/2009
DCM 74 Relations internationales – Provision Aide aux pays en développement – Première affectation de crédits au titre de l'année 2009.
Intervention de Catherine Barbotin, conseillère municipale déléguée à l'action humanitaire
Du 1er au 8 mars dernier, Cités Unies France, association présidée par Charles Josselin, a organisé et conduit une mission en Palestine à laquelle participait la Ville de Rennes. Nous avons rencontré des représentants de l'Autorité palestinienne à Ramallah. Cette mission a été l'occasion d'établir un état des lieux de la bande de Gaza après le conflit de janvier dernier. Un séjour en territoire palestinien ne laisse pas indemne tant la violence militaire bien sûr mais également sociale y est forte.
Cette mission avait pour objectif d'une part de marquer la solidarité des collectivités locales françaises avec la population de Gaza et d'autre part d'identifier les besoins prioritaires des collectivités locales palestiniennes.
Gaza est une ville meurtrie et bombardée. Les bombardements ciblés ont désorganisé la vie économique et sociale, l'objectif d'Israël étant notamment d'empêcher les Palestiniens de maintenir et développer les infrastructures nécessaires à un état indépendant.
Parmi les besoins les plus urgents, on dénombre : nourriture, eau potable, gaz, matériel médical. Faire entrer l’aide humanitaire à Gaza est actuellement une priorité Aujourd'hui 80% de la population vivent de cette aide et les 20% restant vivent dans la pauvreté. Malgré une tension qui peut se lire sur tous les visages, les Gazaouis font preuve de ténacité et d'une grande énergie à reconstruire leur territoire et à surmonter les épreuves.
Quelle résolution possible au conflit ? Selon l'autorité palestinienne, les premières conditions indispensables au rétablissement de la paix sont : le cessez-le-feu, la reconnaissance des deux états dont bien sûr l'état palestinien la reconnaissance par Israël des accords passés avec l'OLP, l'acceptation et le respect d'une régulation/médiation des Nations Unies.
La communauté internationale se doit quant à elle de faire en sorte que soit levé le blocus et que s'ouvrent les frontières. Elle doit s’impliquer ouvertement dans le processus de paix afin de rendre possible l’existence d’un état palestinien indépendant. Israël ne peut plus ignorer le droit international ni les droits des palestiniens.
Nous, élus de collectivités locales, nous devons apporter notre solidarité. Il nous faut démontrer que les collectivités locales, aux côtés des ONG et des associations, ont un rôle à jouer auprès des acteurs de la reconstruction.
Cette mission a permis de mener une réflexion sur les aides que peuvent mettre en place les collectivités locales à la reconstruction durable de la bande de Gaza car il ne s'agit pas de financer une reconstruction sans apporter de solution politique
Plus concrètement, il est très important de maintenir des coopérations avec les territoires palestiniens sur des projets bien précis. Le peuple palestinien y lit un message d'espoir alors que la situation sur place n'en laisse que très peu car si des pistes existent on sait que la résolution du conflit risque d'être longue.
Ces rencontres nous ont fait comprendre encore plus clairement les enjeux des négociations internationales à venir. Modestement et humblement, nous pensons que les collectivités locales ont un rôle à jouer dans la reconstruction de Gaza. Au-delà de l'aide d'urgence que nous allons affecter dans les semaines qui viennent, les Palestiniens sont très demandeurs d'une intensification des coopérations techniques entre nos collectivités
Conseil Municipal – 30/03/2009
DCM 70 Aménagement et services urbains, environnement - Quartiers Bréquigny – Primaire de la ZAC Porte de Nantes, rue du Bosphore Nord (de l'avenue Fréville au mail Robert Merle)
Intervention de Jean Luc Daubaire, adjoint délégué à l'Energie et à l'Ecologie Urbaine
Comme le redisait Pascale Loget lors de l'abstention de notre groupe sur ce dossier, le 12 janvier dernier " Ce dossier est un coup parti et nous n'avons jamais considéré comme positif le bilan écologique de ce programme".
Que voit-on aujourd'hui ?
L'élargissement de la chaussée de la rue du Bosphore nous conduit à "remodeler les espaces verts", à refaire la clôture de la crèche Louise Bodin, et à devoir, en outre, prévoir un mur antibruit pour limiter l'impact de l'augmentation du trafic sur la cour de la crèche !
Alors que les médias se faisaient l'écho la semaine dernière de résultats alarmants sur la qualité de l'air dans les crèches en France, la Ville de Rennes intervient donc aussi sur l'air à l'extérieur !!! Ce n'est pas cela qui nous fera changer d'avis sur le bilan écologique de ce programme.
De plus, je cite, "ce projet devrait générer, après étude de trafic (mais le dossier date de 2005-2006, est-il encore d'actualité) une augmentation de 20% des flux entrant et sortant", tout est calibré en fonction de la voiture.
Tout aujourd'hui, et partout, démontre au contraire que les Français utilisent moins leur voiture, même quand le prix du pétrole baisse temporairement !
Mais bon, chacun peut y aller de sa prospective… Il n'en reste pas moins qu'en ces périodes de crise, certains chiffres restent en travers de la gorge ! Ainsi, cet aménagement au total devrait-il dépasser les 6,7 millions d'euros…
Nous pensons comme nous l'avons dit lors de la séance budgétaire que les budgets affectés aux aménagements pour l'automobile doivent être revus à la baisse, et que cet argent épargné doit être remis au service des citoyens, ou d'une politique "durable" des transports, c'est-à-dire modes doux et transports en commun.
Pour densifier une hypothétique circulation automobile en particulier aux abords d'une crèche, on nous demande ce soir un engagement supérieur à 1,35 million d'euros. Nous ne voterons pas cette proposition.
Conseil Municipal – 30/03/2009
DCM 44 Aménagement et services urbains, environnement – Pôle d'échanges multimodal de la gare de Rennes – proposition de classement d'intérêt communautaire – Avis du Conseil Municipal.
Intervention de Pascale Loget, déléguée aux espaces publics et au code de la rue
Nous avions fait le rêve d'une gare du XXIe siècle, urbaine, conviviale, génératrice d'activités, populaire, accessible, bien reliée à la Bretagne et aux régions européennes. Cette gare nous allons la réaliser dans le cadre des compétences communautaires, c'est une opportunité pour Rennes et Rennes Métropole.
Sur quelles priorités ?
D'abord, accompagner, soutenir le développement des déplacements en train et en TC. Les progressions sont aujourd'hui énormes, quelques soient d'ailleurs les modes de TC, métro, tram,exemple le TER + 18% cette année en Bretagne ! Le droit à la mobilité se conjugue aujourd'hui et demain avec des déplacements efficaces, propres, populaires, limitant les GES et en toute sécurité, pour tous les âges, et les nombreux accidents générés par le déplacement automobile.
Une gare qui facilite le bon développement des flux de voyageurs, à pied, en TC, à vélo, des usages combinés BGV-TER-métro-bus-tram-car-vélo-a pied-voiture partagée - covoiturage.. . et des adjuvants à la mobilité à venir. La lisibilité, la fluidité est essentielle comme la fluidité des informations pour réserver taxi, vélos, assurer l'information sur le portable des correspondances possibles. Dans la convivialité, pas un hub d'aéroport complètement techno, très excluant. Passer d'un mode à un autre sans s'en rendre compte, de la gare à la gare routière, du métro au vélo à la carte.
Cette fluidité passe par la remise en forme d'un espace public digne de ce nom c'est-à-dire souple, sans segmentation sans cassure entre les usagers. Une sorte de vaste espace de rencontre et pas la juxtaposition de zones spécifiques. De ce point de vue, l'actuelle gare est vraiment le contre modèle, tout en rupture du parvis jusqu'à la prison. Grand machin inaccessible en poussette, en vélo, à pied. Qu'il s'agisse du parvis Nord comme de la dalle Sud, on ne regrettera pas le style séquencé et glacial.
Une porte vers les gares bretonnes et en direction des régions européennes
Nous serons à 2h15 de Bruxelles, à une heure de Brest et de Quimper et pas seulement à 2h15 de Paris. Cette gare sera aussi le résultat d'une volonté politique forte pour asseoir
notre développement sur un plan ferroviaire breton conséquent. La vigilance sera de mise pour donner couleur bretonne à notre future gare, envie de s'installer à Roazhon mais aussi à St Brieuc,
Lorient ou Quimper. Nous ne voulons pas être la banlieue de Paris ...
Une gare ancrée dans la ville et un nouveau quartier
C'est une chance pour notre ville et RM pour le maintien du développement d'activités économiques avec une grande vigilance sur le prix du
foncier, la mixité sociale et des fonctions.
Pour rendre la gare urbaine et réussir le nouveau quartier de la gare, rendons la douce, lisible, accessible, pas d'escalateur abrupte mais des continuités les plus planes possible pour les
personnes âgées à déambulateur, travelator ou escaliers roulants doux ... Réduire la cassure entre le Nord et le Sud, aujourdhui la situation est vraiment mauvaise. passer du Nord au Sud à
Rennes par la gare, c'est triple peine, déjà au Nord, on peut se buter dans les bordures de granit et les poteaux et à plusieurs reprises, ensuite le premier escalator à pic, puis le second
lorsqu'il n'est pas en panne, pour atterrir sur une aire glaciale et redescendre un escalier métallique très inconfortable.
Il faut bien comprendre que pour Rennes et RM, cette gare est une opportunité pour faire progresser notre PDU
C'est une chance, pour faire la part belle aux TC, aux vélos, aux déplacements à pied.
Les plus belles gares en Europe ne sont pas forcément les plus esthétiques mais celles qui relient les différents modes de déplacements, facilitent aussi les déplacements endogènes et
locaux :
J'arrive de Betton, je prends mon vélo à la vélostation pour aller au bureau. La 4 voies pour St Malo est de plus en plus saturé, le dimanche matin, tu vérifies sur ton écran qu'un vélo en gare de St Malo est disponible, ce qui te permets d'aller à la plage sans stress et en toute sécurité.
Il fait ses courses dans la supérette de la gare mais laisse les deux cabas pleins au comptoir de la vélostation car il va chercher les enfants en métro à l'école. Il sera livré à domicile sous une heure par le service de livraison à vélo électriques..
Ce n'est pas du rêve, ça existe, en Suisse par exemple, des vélostations
avec les locations, les réparations, les services de portage à vélo avec des entrées et sorties directes facilitées dans le quartier de la gare. Pas des petites vélostations mal foutues comme on
en voit trop souvent dans les gares françaises. Pensées, calibrées dès le départ pour réussir. C'est pas 800 places de vélos, c'est plutôt 2000, 3000 pour des gares moyennes.
Avec cette gare, non seulement nous pouvons nous donner comme objectif de de poursuivre le développement des TC en dépassant de l'objectif du PDU de 17% mais de faire passer la part modale de l'automobile individuelle en dessous de la barre des 50% (elle atteignait 59% en 99 et elle est aujourd'hui à 60%), et se fixer d'atteindre plus de 30% en déplacements doux (à pied et en vélo) pour la santé de chacun.
Catherine Debroise est l'élue du quartier Poterie-Vern
"Il est très important de maintenir des coopérations avec les territoires palestiniens sur des projets très concrets. Le peuple palestinien y lit un message d'espoir alors que la situation sur place n'en laisse que très peu et si des pistes existent la résolution du conflit à court terme est peu probable.
Ces rencontres nous ont fait comprendre encore plus clairement les enjeux des négociations internationales à venir. Modestement et humblement, nous pensons que les collectivités locales ont un rôle à jouer dans la reconstruction de Gaza. Au-delà de l'aide d'urgence que nous allons affecter dans les semaines qui viennent, les Palestiniens sont très demandeurs d'une intensification des coopérations techniques entre nos collectivités... et à terme ils ne sont pas contre, si l’état palestinien existe, d'imaginer des ponts avec des communes israéliennes. Pour l'instant il est bien sûr trop tôt mais l'avenir..."
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